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mico
Description du blog :
Mon Algérie d'hier et d'aujourd'hui
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
25.03.2007
Dernière mise à jour :
13.05.2008
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Axiom

Posté le 21.12.2007 par mico

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Abd Al Malik

Posté le 21.12.2007 par mico

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Evoluer sans rien renier de ses origines de la culture musicale qui nous a bercés et dont l'on est devenu un des hérauts.
Abd Al Malik a le rap dans le sang mais depuis son album «Gibraltar», paru en 2006, quelques globules atypiques se sont glissés dans ses veines.

Au cœur d'un hiver brûlant d'actualité pour Abd, qui vient de monter son propre label, le bien nommé «Gibraltar».
A 32 ans, Abd Al Malik a déjà été primé aux Victoires de la musique et décroché le prix Constantin en 2006 (*). Reconnaissance notamment de sa plume. Ainsi sur «Les autres», qui mêle reprise de Jacques Brel et chronique de son ancienne vie.

Quand il dealait, oiseau de nuit où l'argent coule à flot. Pourtant la détresse pointe à chaque rime. Détresse d'une jeunesse passée dans une banlieue de Strasbourg entre délinquance et scolarité exemplaire, sur fond de refuge dans la religion.
Un musulman pape des paradoxes donc. Une histoire de rédemption aussi. Par la musique et la religion quand il découvre les chemins spirituels qui lui seyent, avec le soufisme.
Sur «Gibraltar», comme lors de ses concerts, on croise de nombreux fantômes.
Mythes de la chanson française qui rôdent et glissent un piano, une orches­tration entre chanson et jazz à ses morceaux.
Un peu comme si, depuis la banlieue de Strasbourg, Abd avait rejoint le bar de l'Olympia pour griffonner ses textes.
Aux paroles lourdes de sens. «On ne mélange pas la politique avec la foi», écrit-il ainsi. Pour prendre aux tripes ensuite : «Un pigment dans mon épiderme que j'aurais soi-disant en excès. Se sentir étranger chez soi»...
Un constat à l'opposé d'Abd Al Malik. Qui veut inlassablement créer des liens et professer l'amour. Entre générations, milieux, cultures et humains. Et pour lui, ils ne sont visiblement pas sur terre pour s'opposer, juste s'enrichir mutuellement. Un hymne à l'amour, pour reprendre un autre fantôme du temple du music-hall.

Sans être prise de tête, Abd désire faire appel à l'intelligence de ses auditeurs. Il n'a tout simplement pas peur de la complexité du monde et de l'Homme.
Pour l'appréhender, il se réfère même aux meilleurs, sans pédanterie, juste parce qu'il les a lus pendant ses études de philo. Citer Derrida plutôt qu'accumuler les clichés violents et bêtas, comme le hip-hop en réserve parfois. Se tourner vers des philosophes qui vont voir ce qui est caché derrière les choses, en quête de profondeur, à l'opposé de certains canons de notre société de l'immédiateté.
Sur scène, accompagné notamment du pianiste Laurent De Wilde, il retravaille ses morceaux, les fait quitter les chemins balisés du hip-hop pour rejoindre des chemins de traverse, du jazz notamment.
D'ailleurs sur «Gibraltar» Abd a travaillé avec Gérard Jouannest, pianiste de Brel et compositeur de l'immense «Ne me quitte pas» et avec Marcel Azzola accordéoniste de... Brel. Abd Al Alik s'affranchit des genres, les déconstruit, pour mieux construire une musique unique.
(*) Prix remis à l'artiste ayant marqué l'année musicale



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Origines contrôlées

Posté le 20.11.2007 par Michel
Un disque vient de sortir que l'on doit à deux anciens du groupe Zebda, Mustapha et Hakim Amokrane: il rend hommage aux chansons de l'immigration algérienne.

Je vous donne ci dessous le texte de présentation du CD

Un passé, pourtant si présent, où l'inspiration puisait sa sève dans l'exil.

Dans les années 50, à la demande expresse d'entreprises françaises recrutant une main d'ceuvre massive, pas très qualifiée, sous-payée, facile à employer et à renvoyer chez elle, afin de remplacer la polonaise, italienne et portugaise, les pères venus seuls ont construit le pays au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Cette histoire d'hommes s'est scellée par un accord bilatéral à sens unique : dans le projet de départ était inclus le projet de retour... source bien évidemment de nombreuses paroles de chansonniers.
Les plus prolifiques furent les artistes algériens. Cheikh EL Hasnaoui, Slimane Azem, Dahmane El Harrachi, Mohamed Mazouni, Djamel Allam... mais aussi Akli Yahiaten, Cherif Khedam, Salah Sadaoui et de nombreux anonymes venus pour la pelle et la pioche.
Vivre "l'exil" est souvent un acte fondateur dans la vie d'un individu.

Quant à l'artiste, il est profondément marqué par cette période, au point qu'elle devient la source d'inspiration de son chef-d'œuvre. Les sentiments nourris par ce châtiment pèsent lourd dans la besace de l'ouvrier.
Seul remède : se retrouver dans les cafés et exprimer sa nostalgie du pays si éloigné, La famille laissée, l'alcool, la mauvaise vie, le racisme ambiant...
Ce foisonnement créatif, né du besoin d'exprimer le quotidien de l'irrmigré, va durer jusqu'au milieu des années 70.

Durant 20 ans, du début des années 60 au début des années 80, plus de 200 bars, pour la plupart en région parisienne, fréquentés majoritairement par des immigrés, ont été équipés de scopitones, ces juke-box à images.
Ces machines diffusaient de petits films musicaux (sous forme de clips), produits et réalisés par une équipe française, qui mettaient en scène des chanteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, inconsciemment ces mini-films retranscrivaient, sous un regard français, la situation des travailleurs immigrés de l'époque.
D'ailleurs Mazouni comme Salah Sadaoui sont deux figures emblématiques de cette période "scopitone", Les pères sont restés, sans jamais s'installer définitivement, pensant au mythe du retour : forme d'espérance.
En 1974, le gouvernement préconise une politique de regroupement familial qui amène les mères sur le sol français.
Leurs premières années sont très dures, elles vivent l'enfermement,
En marge de la France de l'époque, elles sont dans leurs foyers, garantes du maintien des traditions et de la religion dans l'idée du retour.
La seule ouverture au monde extérieur seront les enfants. Ces derniers briseront dêfinitivement le projet de retour.
Elevés dans le provisoire qui dure, écorchés vifs entre deux pays, riches de deux cultures, leur présence sur le sol français a transformé en "immigration de peuplement" ce qui n'était, a l'origine, qu'une immigration de main d'oeuvre en transit...
Dans les années 60 et surtout 70, la chanson algérienne dans l'immigration en France atteignit son zénith. Se nourrissant des victssicitudes de l'immigré ouvrier, ces artistes vivant entre les deux rives de la Méditerranée ont vivement participé à l'enrichissement un répertoire qui n'a jamais eu droit de citer jusqu'à présent.
Nous espérons, au travers de ce recueil et de ce disque, vous faire découvrir ou redécouvrir des artistes et des chansons, afin d'en partager leur richesse. Laissez-vous mettre ces musiques à L'oreille : partez pour un voyage au nom d' "Origines Contrôlées"...
Son associé au billet :

La France des couleurs

Posté le 20.10.2007 par Michel
Hamid Cheriet plus connu sous le nom d'IDIR a enregistré un CD en collaboration avec de jeunes artistes.
Je suis allé au Zénith de Paris hier soir voir le spectacle où l'on retrouve de larges extraits de ces chansons avec Disiz, Féfé, Nadiya, Kenza Farah....

Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer le texte d'une des chansons écrites par un chanteur de Slam, Grand Corps Malade et la fille d'IDIR:

Lettre à ma fille

Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir
Ajuster ce voile sur tes cheveux qui devra tenir jusqu'à ce soir
Tu m'a dit au revoir d'un regard avant de quitter la maison
Le bus t 'emmène à la fac ou tu te construis un horizon
Je suis resté immobile et j'ai pensé très fort à toi
Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit
C'est vrai je ne te l'ai jamais dit, ni trop fort, ni tout bas
Mais tu sais ma fille chez nous, Il y a des choses qu'on ne dit pas,

Je t'ai élevée de mon mieux et j'ai toujours fait attention
A perpétuer les règles, à respecter la tradition
Comme l'ont fait mes parents, crois moi sans riposter
Comme le font tous les hommes que je croise à la mosquée
Je t'ai élevée de mon mieux, comme le font tous les nôtres
Mais était-ce pour ton bien ou pour faire comme les autres?
Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse
C'est moi qui t'ai élevé, mais es tu seulement heureuse?

Je sais que je suis sévère et nombreux sont les interdits
Tu rentres tout de suite après l'école et ne sort jamais le samedi
Mais plus ça va et moins j'arrive à effacer cette pensée
Tu songes à quoi dans ta chambre quand tes amis vont danser?
Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève
Mais a-t-on vu assez souvent un sourire sur tes lèvres?
Tout ça, je me le demande mais jamais en face de toi
Tu sais ma fille, chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

Et si on décidait que tous les biens-pensants se taisent
Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent
Si pour une fois tua vais le droit de faire ce que tu veux
Si pour une fois tu allais danser en libérant tes cheveux
Je veux que tu cries et que tu chantes à la face du monde
Je veux que tu laisses s'épanouir tous ces plaisirs qui t'inondent
Je veux que tu sortes, Je veux que tu ries, je veux que tu parles d'amour
Je veux que tu aies le droit d'avoir vingt ans... au moins pour quelques jours

Il m'a fallu du courage pour te livrer mes sentiments
Mais j'écris cette lettre c'est pour que tu saches simplement
Que je t'aime comme un fou
Même si tu ne le vois pas
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

Grand Corps Malade
Tanina Cheriet

Quelques DVD

Posté le 12.07.2007 par mico
Quelques DVD édités en France ayant un rapport avec l'Algérie

- La Bataille d' Alger de Gilles Pontecorvo . Studio Canal

- Beur Blanc Rouge de Mahmoud Zemmouri : Le match France Algérie

- Nuit noire (le 17 octobre 1961) qui rappelle des évènements tragiques alors que Maurice Papon était préfet de police

- La Question de Laurent Heynemann d'après l'ouvrage d'Henri Alleg sur la torture

- L'Age d'or de l'Islam: un documentaire de France5 édité par France Télévisions


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