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Mon Algérie d'hier et d'aujourd'hui Catégorie : Blog Voyage Date de création :
25.03.2007 Dernière mise à jour :
08.05.2008
- «Jijel, un balcon sur la mer». Une poignée de volontaires se bat contre ceux qui défigurent les côtes. Les rivages font notamment les frais des appétits financiers des promoteurs immobiliers.
- «Nono d'Alger». Rencontre avec un passionné qui cultive des coquillages.
- «Les pionniers du rivage d'Algérie». Un reportage de Malek Sahraoui et Halim Sahraoui.
- «Jean-François de Galaup, compte de Lapérouse». Sabine Quindou se rend en Mélanésie sur les traces de Lapérouse, envoyé par Louis XVI pour découvrir et cartographier de nouvelles terres.
- «Un hiver aux Kerguelen». Dans des paysages magnifiques, de jeunes scientifiques passent l'hiver pour tenter de comprendre et d'analyser l'impact de la présence de l'Homme sur cette nature sauvage et aujourd'hui préservée.
La baguette du pain est, depuis le mois de janvier dernier, au centre d'une polémique à la faveur d'une décision prise par les boulangers qui se sont concertés entre eux pour porter son prix à 8,50 DA. Initialement cette décision qui semble, à vrai dire, loin d'être valable dans un contexte où les pouvoirs publics n'ont guère annoncé une majoration du prix du pain, a été justifiée par la hausse des prix de la farine et des ingrédients entrant dans la préparation du pain.
Toutefois, et tout juste après l'épisode de la crise de la farine qu'a connue le pays, au début de l'année en cours, les boulangers, visiblement à court d'arguments convaincants, ont changé de cap pour annoncer qu'ils fabriquent, désormais, du pain amélioré qu'ils proposent au consommateur au prix de 8,50 DA la baguette.
Néanmoins, cette histoire qui n'a rien d'acceptable, aux yeux des consommateurs qui ne cessent de manifester leur étonnement face à un tel argument, est plus que jamais balayée d'un revers de la main par des citoyens étonnés de constater que seuls les boulangers de la ville d'El-Milia ont adopté cette démarche.
Et pour cause, l'ensemble des boulangers de la wilaya de Jijel, pour ne pas évoquer ceux du reste du pays, ont maintenu le prix de la baguette du prix du pain à 7,50 DA en dépit de la hausse, maintes fois évoquée, des prix de la farine et des autres produits nécessaires à la fabrication du pain. Dans ce conteste, des citoyens agacés par cette affaire qui alimente, plus que jamais, les commentaires les plus ironiques dans cette ville, se sont orientés vers la direction de la Concurrence et des Prix où ils ont dénoncé cette pratique jugée illégale des boulangers qui ont pris un dinar de plus sur la baguette du pain.
Face aux requêtes incessantes des citoyens, les services de la DCP s'apprêtent, selon des sources dignes de foi, à prendre les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à ce dépassement, selon les mêmes sources.
Des prélèvements de pain seront même effectués dans les boulangeries pour vérifier la qualité du pain dont on prétend qu'il est amélioré, selon toujours nos sources.
Pour le détail, il y a lieu de rappeler que le pain amélioré est un pain fabriqué à base de farine à laquelle on lui ajoute du sucre et des matières grasses végétales. Autant dire que le concept du pain amélioré, désormais en vogue dans cette ville où on a tendance à croire que le citoyen a porté, comble du ridicule, son exigence sur ce type de pain dans un grave contexte de pouvoir d'achat, est plus que jamais un sujet qui fait polémique.
Lors d'une émission radiophonique sur les ondes de la radio régionale de Jijel consacrée, justement, à la crise du pain, un boulanger de la ville et à qui on a présenté une baguette de pain rapportée d'El-Milia, a reconnu que cette dernière n'a rien d'un pain amélioré. De leur côté, les boulangers de cette ville persistent dans leur pratique et maintiennent l'argument du pain amélioré qu'ils avancent pour justifier la décision par laquelle ils ont porté le prix de la baguette à 8,50 DA.
Quant au citoyen harassé, faut-il l'avouer par cette polémique qui dure depuis déjà plus de quatre mois, a fini par se résigner à acheter le pain qu'on lui propose en dépit de la marge étroite de son faible pouvoir d'achat.
Saisi de la difficile situation de l'alimentation en eau potable de la ville d'El-Milia, le wali de la wilaya de Jijel a promis de tout faire pour trouver des solutions à ce problème qui gâche la vie du commun des citoyens de cette ville souvent confrontée à de graves pénuries d'eau.
C'est lors d'un entretien, dans le cadre d'une rencontre avec la presse, que le premier responsable de l'exécutif de wilaya a déclaré qu'en aucun cas il ne peut tolérer qu'une telle situation puisse encore perdurer dans cette ville. Ceci dit, le chef de l'exécutif de wilaya qui s'est engagé de la manière la plus ferme à suivre de plus près cette affaire, a encore insisté sur le fait que les services concernés, à savoir l'ADE et la direction de l'hydraulique, prendront leurs responsabilités dans la prise en charge de ce problème. Posé fréquemment avec une extrême sévérité, le problème de la distribution d'eau est devenu, au fil du temps, un sérieux casse-tête pour une population sans cesse tenue à vivre les mêmes épisodes de crise d'eau.
Il va sans dire que les réseaux vétustes et défaillants que gère l'ADE, ainsi que l'extension de la ville sans que les capacités de production et de pompage d'eau ne soient augmentées pour pouvoir satisfaire les besoins sans cesse croissants de la population, sont des arguments qui ont très souvent été avancés pour justifier les causes ayant conduit à cette situation.
Récemment les responsables de l'ADE ont tout clairement signifié que le nombre insuffisant de forages est encore à l'origine de cette situation qui risque, selon ces derniers, de perdurer si des mesures urgentes pour la création de nouveaux forages ne sont pas prises.
Il convient de noter que la ville d'El-Milia a toujours été alimentée en eau à partir de trois forages, selon les responsables de l'ADE qui ont toutefois indiqué que la mise en marche prochaine de deux nouveaux forages devrait aider un tant soit peu à atténuer la crise d'eau qui sévit dans cette ville.
Un projet de 30 milliards de centimes pour la rénovation de tout le réseau AEP d'une grande partie de la ville ainsi que la construction de nouveaux châteaux d'eau sont également des solutions qui sont avancées pour mettre un terme à ce calvaire
Un dessin humoristique de Dilem paru dans Liberté avant un article plus sérieux
Intervenant sur les ondes de la radio régionale de Jijel pour répondre aux questions soulevées lors de l'émission «Forum» consacrée au recensement général de la population et de l'habitat, le secrétaire général de l'APC d'El-Milia a fait un tour d'horizon sur les préparatifs en cours pour réussir cette opération. L'invité de l'émission qui a lancé, dans le sillage des questions qui lui ont été posées, des appels aux citoyens pour qu'ils coopèrent avec les agents recenseurs afin de garantir un maximum de réussite à cette action, a, tout d'abord, indiqué que tous les moyens sont mis en oeuvre pour atteindre l'objectif visé à travers ce recensement.
L'intervenant a ainsi déclaré à l'adresse des auditeurs et des journalistes présents dans le studio que 123 agents recenseurs ont été retenus pour accomplir cette mission qui s'étalera sur 2 semaines à partir du 16 avril prochain. Ces agents sont à 90% des universitaires, a indiqué ce responsable qui a tenu à préciser que ces derniers vont bénéficier d'une formation qui va leur être dispensée par des encadreurs qualifiés qui ont eux-mêmes été initiés à cette mission à travers une formation qu'ils ont reçue à la wilaya. A l'issue de cette formation, l'agent recenseur devra être préparé psychologiquement pour mener à bien sa mission qui consiste à recueillir des informations générales sur les conditions de vie de chaque famille. Ces informations seront tenues secrètes, selon les explications du même intervenant qui a, dans le même contexte, manifesté son désir de voir le citoyen entièrement disposé à répondre aux questions de l'agent recenseur.
Les données recueillies seront, à la fin de l'opération, transmises à l'office national des statistiques. Elles serviront de base, aux autorités centrales, pour dresser la carte de développement de chaque région.
Ce développement tant escompté n'a d'ailleurs pas échappé à la discussion engagée dans le studio avec le secrétaire général de l'APC d'El-Milia qui a été amené à aborder le contexte de déchéance dans lequel s'est retrouvée cette commune depuis le dernier recensement effectué en 1998.
Ceci dit, ce responsable a été interpellé sur l'intérêt d'un tel recensement si des mesures efficaces ne sont pas engagées sur le terrain pour améliorer les conditions de vie du citoyen qui ne cessent, a-t-on déploré, de se détériorer.
L'exemple des ordures ménagères qui dévastent l'environnement d'une ville scandaleusement engloutie par sa poubelle, ou encore la tare du service de l'état civil qui n'arrive toujours pas à se débarrasser des files d'attente interminables qui se dressent à longueur d'année devant ses guichets, n'ont pas échappé aux remarques des journalistes qui ont soulevé avec insistance ces fléaux qui rangent la vie du citoyen dans cette ville. Celle-ci est encore livrée, selon les mêmes remarques, à une dégradation nette et effrénée de son cadre de vie, au moment où la vie du citoyen est plus que jamais empoisonnée par l'épineux problème de la distribution d'eau qui n'arrive toujours pas à être réglé.
Se voulant rassurant face à ces remarques pertinentes, faut-il l'admettre, l'invité de l'émission «Forum» a minimisé l'ampleur de ces problèmes arguant du fait que des efforts ont toujours été accomplis sur le terrain pour trouver une solution à ces problèmes.
Toutefois, et en dépit de ces remarques rassurantes, force est de constater que la réalité est toute autre, puisqu'une simple virée à travers le centre de la ville ou dans les quartiers périphériques permet de noter que cette ville est loin d'être tirée de l'état de décadence dans lequel elle a, irrémédiablement, glissé.
Les violents orages qui se sont abattus sur la région ces derniers jours ont encore une fois montré les limites des réseaux d'assainissement d'une ville qui ne résiste désormais plus à la moindre intempérie. La violence de ces orages, qui ont atteint leur paroxysme tard dans l'après-midi de lundi dernier, pour continuer avec un rythme de rafales de vent et de pluie toute la nuit de lundi à mardi, a été telle que toute la ville a vite été submergée par des torrents d'eau de pluie mêlés aux eaux usées des bouches d'égouts qui ont tout «vomis» sur la voie publique. L'eau puante émanant de ses réseaux, qui ont très vite été bouchés, a fait que des odeurs fétides ont envahi plusieurs endroits au centre-même de la ville, au moment où certains autres ont quasiment été engloutis par des avalanches de boue et de tas de détritus. Offrant un spectacle de désolation qui en dit long sur l'état de déliquescence dans lequel est tombée cette ville depuis maintenant plusieurs années, ces intempéries ont encore une fois mis à nu le travail plus que jamais bâclé entamé dans des circonstances hasardeuses pour tenter d'atténuer les effets de ces situations pluviales. Dans ce contexte, c'est la cité «Tennis» qui a subi les contrecoups de ces intempéries, qui ont carrément coupé la route la reliant au centre-ville, le matin de mardi dernier. Comme toujours en de pareilles circonstances, ce sont les petits ouvriers de la commune qui ont été dépêchés sur les lieux pour tenter de déboucher les réseaux d'assainissement et d'évacuation des eaux pluviales complètement submergés par la boue et les débris d'un environnement déjà suffisamment détérioré. Ces mêmes ouvriers ont passé toute la journée à s'affairer à déboucher un réseau plus que jamais vulnérable.
Le hasard a voulu que la journée de ces intempéries coïncide avec la tenue d'une délibération consacrée à un remaniement au sein de l'exécutif communal. A-t-on pensé un instant que des habitants de la cité des 100 logements de la zones Est demeurent sans la moindre goutte d'eau depuis une vingtaine de jours ? La question a le mérite d'être soulevée, dans la mesure où les appels incessants en direction des responsables concernés n'ont cessé de fuser de toutes parts depuis que cette énième crise d'eau a éclaté en raison, cette fois-ci, d'une conduite endommagée par des travaux qui peinent encore à avancer dans le chantier du projet d'amélioration urbaine dont a bénéficié cette cité. Ce projet, entamé depuis voilà déjà plus de six mois, en est encore à ses premiers balbutiements, alors que les citoyens habitant la dite cité et celle des 312 logements sont plus que jamais agacés par les travaux du chantier. Un enfant a, dans ce contexte, perdu ses dents lorsqu'il a fait une chute au sein d'une cité transformée en un vaste chantier pour les besoins d'un projet, pourtant tant attendu par les habitants qui ont eu maille à partir avec les conditions de précarité dans lesquelles ils sont toujours plongés