Créer un blog Présentation

Nom du blog :
mico
Description du blog :
Mon Algérie d'hier et d'aujourd'hui
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
25.03.2007
Dernière mise à jour :
12.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Accueil (20)
· Actualité (49)
· Alger (27)
· Annaba (10)
· Artisanat et cadeaux (29)
· Beghimouz (1)
· Bejaia (15)
· CET (23)
· Constantine (34)
· CREM (134)
· Cuisine (6)
· Des Cd, des DVD (8)
· Des livres (17)
· Des sites (12)
· El Ancer (3)
· El Kala (2)
· El Milia aujourd'hui (43)
· El Milia hier (17)
· Films actuels (9)
· France Algérie (25)
· Histoire (13)
· Jijel (0)
· La vie quotidienne (17)
· Le Rocher aux moules (5)
· Mila (0)
· Moi (3)
· Oran (9)
· Skikda (0)
· sud (8)
· Tiddis (17)
· Tlemcen (5)
· youtube (3)

Navigation

Accueil
Livre d'or mico
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Retour à El Milia
· CRBEM 2007
· Sur la Plage du Rocher aux moules
· Devant les vestiaires
· la JSEM 2
· La JSEM
· Place des martyrs
· Constantine: le centre ville
· Et si on parlait cuisine
· Kouba

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

A S B G
01.05.2008
A S B G
01.05.2008
Pour votre blog
29.04.2008
re a ferrache foudil
26.04.2008
pour malek d\\\'elmilia
26.04.2008
reconnaissance
16.04.2008
el milia et settara
13.04.2008
a bezzaz
10.04.2008
depuis un grand moment
09.04.2008
très belle carte que j ai pas
09.04.2008
la rue principale
09.04.2008
carte postal
06.04.2008
El-Milia.com
05.04.2008
?
02.04.2008
el milia
28.03.2008
petit souvenir
26.03.2008
souvenirs
25.03.2008
A/ Mr Michel Collignon
24.03.2008
souvenirs ...imprécis
24.03.2008
complément
23.03.2008
RSS

Blogs 12 à découvrir :

· feedelphie
· insolitesgifs
· noukikrys
· photosite
· melodietony
· kikicrea
· specimel
· gwenmichelle
· astro38
· laevi

Youcef Sebti

Youcef Sebti

Posté le 20.01.2008 par mico
Hommage à un enfant d'El Milia disparu tragiquement

On le dit souvent –même après sa mort- versatile, déconcertant, insaisissable, qu’il manquait d’engagement. Mais ne voilà-t-il pas qu’on lui reconnaît par-là même, dans le sens où il était indomptable, une certaine liberté d’esprit ? Youcef Sebti, poète quand même frondeur, et partant provocateur, aimait aller en amont des « idées reçues » . C’est aussi celui qu’on avait applaudi à tout rompre, en juillet 1989 à Béjaïa, lors des premières « Poésiades », après sa brillante intervention sur la politique des langues étrangères en Algérie. D’autant plus que c’était une période de débats passionnés et délibérément entretenus par les arrières gardistes du système, se sentant compromis avec l’avènement d’un semblant d’ouverture, après les émeutes d’octobre 1988, autour de la arabisation sur un fond purement démagogique. N’empêche que, trois ans plus tard, il qualifia ceux qui écrivent en français de « masochistes » (lui-même écrivait aussi dans cette langue).


Cela va sans dire la mésintelligence, sur le plan intellectuel s’entend, qui en est résultée entre lui et ses confrères de la plume. Décidément, il n’arrêtait pas, à chacune de ses conférences ou interviews, et en parfait dialecticien, de monter d’un cran dans la subtilité de sa vision des choses. Subjuguant ou décevant son auditoire, il lui aura, en tout cas, dit le fond de sa pensée en toute honnêteté. C’est ainsi qu’il déclara durant les quatrième « Poésiades », dans sa communication « L’esthétique coloniale » : « Il faudra bien s’interroger pour savoir pourquoi nous continuons à mettre le soleil dans nos poèmes, et un peu comme à la manière de l’écriture coloniale ? ». Conscient de la portée du thème, il n’avait pas tari d’arguments pour étayer son développement.

Symbolisant cette source de lumières éblouissantes, dans un ciel bleu, et qui darde ses rayons, il se référa aussi à un célèbre peintre qui visita l’Algérie en 1858 qu’à sa propre expérience en Hollande, dans les années 1970. Cela fit tellement l’effet d’une provocation envers tout le monde (vous voudrez bien m’excuser de ne pas citer de noms, pour des raisons évidentes), que la controverse tourna vite en bataille, mais dans la tolérance et la noblesse d’esprit. Tahar Djaout (1), par exemple, qui n’était pas du tout de son avis, me dira en aparté : « Mais il sait se défendre ! »


Le jour d’après, où j’eus l’occasion d’animer un récital, j’interrompis à un moment donné le programme pour inviter successivement Sebti, Djaout et un autre poète, à me rejoindre sur scène. Là Youcef Sebti, plus surprenant que jamais, se saisit du microphone pour prier Tahar Djaout de reprendre le poème qu’il venait de lire, mais cette fois-ci en berbère. Tahar était à la mesure du défi, bien sûr. Quelle belle confrontation !



Il fallait connaître également l’homme qu’il était, pour l’apprécier à sa juste valeur. Et j’ai eu justement cette aubaine de l’avoir côtoyé durant ses « cures de poésie » à Béjaïa. Je le trouvais communicatif, perspicace et plein de naturel à la fois. Un soir de juillet 1992, alors que je luis posai une question : « comment trouvait-il la ville, par rapport au reste du pays déjà commotionné par le terrorisme intégriste », il me répondit avec humour : « C’est une ville humaine ! » Djaout, qui était avec lui, ne put s’empêcher de sourire. Puis, en dînant ensemble, ce fut une discussion à bâton rompu, sur un peu de tout. En parlant de structures sociales et traditionnelles de la Kabylie, il me conseilla de lire aussi la sociologie rurale algérienne, qui est du reste son domaine.

Si Youcef Sebti nous paraissait pugnace, tenace, abscons ou fluctuant dans ses idées, tant elles étaient parfois contradictoires, et que rien au monde ne semblait pouvoir l’en faire démordre, il était néanmoins réceptif à la suggestion. Il parlait aussi de « l’unité et la différence » qui doivent se manifester, ou de croire en un idéal possible. D’autre part, n’était-il pas l’auteur d’un seul recueil de poèmes, « L’Enfer et la Folie » édité en 1981, et dont il précisait à chaque fois : « de première jeunesse » (écrit entre 1963 et 1966) ? Il avait comme un goût délicat de soi-même. Aussi « excentrique » fut-il à nos yeux, il avait le mérite d’avoir toujours su provoquer en nous de profonds questionnements. C’est surtout cela un esprit libre et indépendant, quitte à s’attirer l’incompréhension du public, et partant la médisance acerbe de ses détracteurs. Dès lors, il doit être lavé de toute imputation gratuite. Tout le reste est littérature. Et puis, quelqu’un osera-t-il lui nier ses qualités intellectuelles et morales ? Ses assassins, eux, n’ont pas hésité un seul instant : ils l’avait vite repéré et porté sur la liste noire, comme celle des « irrécupérables » du IIIe Reich.


Sa position politique ? En tout cas, nous nous souvenons tous de sa longue lettre, parue dans « Alger-Républicain » (un journal réputé pour sa ligne anti-intégriste. Était-ce alors un hasard ? Certainement pas : mais bien un choix !), en vibrant hommage au président Boudiaf qu’on venait d’abattre dans le dos.


Enfin, la dernière fois que je devais le voir c’était à Béjaïa, fin juillet 1992. Nous étions convenus de prendre le même train qui partait pour Alger. Il y avait également un autre poète ( j’espère qu’il est toujours en vie), avec qui j’ai partagé la chambre d’hôtel pour nous réveiller ensemble. C’est ainsi que je pus lui « arracher » ces propos (l’interview qui suit). Car très connu pour ses boutades, il ne voulait pas être enregistrer. Mais il accepta quand même la prise de notes. Aujourd’hui encore, quand cela me revient à l’esprit, je me surprends à rire, puis à m’attrister. Sacré Youcef ! Ils ont eu raison de toi, alors que tu avais la tête pleine à craquer d’espoir !

Socrate, accusé de ne pas croire aux dieu de la ville et de « corrompre » la jeunesse, fut condamné à boire la ciguë.

Ses amis lui avait savamment organisé une évasion, mais il refusa gentiment l’offre, jugeant cela contre ses principes. À court d’arguments pour descendre sur le terrain noble des idées, ils ont décidé de sabrer tous ceux qui font preuve d’intelligence. Seulement, ce qu’ils semblent ne pas comprendre, c’est que l’Algérie appartient à « la famille qui avance ». Elle s’écrit avec votre sang, notre sang.


(1)Tahar Djaout (poète, écrivain et journaliste algérien, de renom) était assassiné aussi, un 26 mai 1993

http://www.bouchene.com/l'enfer.htm


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus