Posté le 10.04.2008 par mico
L'histoire du réseau ferré d'Algérie ne manque pas de bizarreries et jusqu'ici nous en avons rencontré de nombreux exemples. Mais l'histoire de la ligne Bizot- Djidjelli (Didouche Mourad-Jijel) parait battre tous les records d'invraisemblance avec sa double suppression et sa double reconstruction !
Bien avant la guerre de 14, il avait été prévu de relier le modeste port de Djidjelli au réseau ferré, au même titre que Beni-Saf, Tenes ou Dellys, donc par une ligne à voie métrique et, comme nous sommes dans le département de Constantine, cette ligne devait être à voie de 1 m et relier Djidjelli à Bizot à 13 km au nord de Constantine sur la ligne de Philippeville.(Skikda)
En fait, personne n'était pressé et, après diverses péripéties administratives, le travaux ne commencèrent qu'en 1920. La ligne aurait dû avoir une longueur de quelques 150 km.
En 1931, on ouvre un premier tronçon de 90 km de Djidjelli à Sidi-Marouf, donc totalement isolé du reste du réseau ferré. Ce tronçon comprenait 75 km de la ligne de Bizot plus 15 km d'un embranchement minier de El Milia à Sidi-Marouf, centre d'un important gisement de fer.
Les travaux sur la ligne continuèrent lentement mais sûrement, et l'infrastructure du reste de la ligne fut même achevée en 1935.
Mais les mesures de coordination arrêtèrent tout et cette seconde partie de la ligne ne fut pas exploitée.
En 1943, la voie de la section construite et exploitée fut déposée et réutilisée pour les lignes à voie de 1 m prioritaires, parmi lesquelles bien entendu celle d'Ouled-Ramoun à Tebessa.
Après la guerre, la nécessité de desservir convenablement les mines de Sidi-Marouf conduisit à reconstruire la partie qui avait été exploitée et elle fut réouverte une première fois en 1947, la seconde section de la ligne restant toujours abandonnée.
La fermeture des mines vers 1955 conduisit tout naturellement à un deuxième abandon du premier secteur.
Le nouvel Etat algérien ne l'entendait pas de cette oreille et, en 1983, eut lieu une troisième ouverture de la ligne, construite cette fois-ci à voie normale et surtout en totalité de Bizot à Djidjelli.!
Les chemins de fer à voie métrique d'Algérie
Article paru dans la revue bimestrielle de la F.A.C.S, UNECTO : "Chemins de fer régionaux et urbains, n°286, 2001/4"
Auteur : Olivier Fourniel
Posté le 10.04.2008 par mico
La gare de Constantine
photo constantine.free.fr
Posté le 09.04.2008 par mico
Gare actuelle
photo el-milia.com
Posté le 09.04.2008 par mico
L'ancien pont de chemin de fer à Tanefdour
Photo el-milia.com
Posté le 09.04.2008 par mico
Carte du chemin de fer en 1922
Posté le 08.04.2008 par mico
Posté le 08.04.2008 par mico
Posté le 08.04.2008 par mico
Posté le 08.04.2008 par mico

Saisi de la difficile situation de l'alimentation en eau potable de la ville d'El-Milia, le wali de la wilaya de Jijel a promis de tout faire pour trouver des solutions à ce problème qui gâche la vie du commun des citoyens de cette ville souvent confrontée à de graves pénuries d'eau.
C'est lors d'un entretien, dans le cadre d'une rencontre avec la presse, que le premier responsable de l'exécutif de wilaya a déclaré qu'en aucun cas il ne peut tolérer qu'une telle situation puisse encore perdurer dans cette ville. Ceci dit, le chef de l'exécutif de wilaya qui s'est engagé de la manière la plus ferme à suivre de plus près cette affaire, a encore insisté sur le fait que les services concernés, à savoir l'ADE et la direction de l'hydraulique, prendront leurs responsabilités dans la prise en charge de ce problème. Posé fréquemment avec une extrême sévérité, le problème de la distribution d'eau est devenu, au fil du temps, un sérieux casse-tête pour une population sans cesse tenue à vivre les mêmes épisodes de crise d'eau.
Il va sans dire que les réseaux vétustes et défaillants que gère l'ADE, ainsi que l'extension de la ville sans que les capacités de production et de pompage d'eau ne soient augmentées pour pouvoir satisfaire les besoins sans cesse croissants de la population, sont des arguments qui ont très souvent été avancés pour justifier les causes ayant conduit à cette situation.
Récemment les responsables de l'ADE ont tout clairement signifié que le nombre insuffisant de forages est encore à l'origine de cette situation qui risque, selon ces derniers, de perdurer si des mesures urgentes pour la création de nouveaux forages ne sont pas prises.
Il convient de noter que la ville d'El-Milia a toujours été alimentée en eau à partir de trois forages, selon les responsables de l'ADE qui ont toutefois indiqué que la mise en marche prochaine de deux nouveaux forages devrait aider un tant soit peu à atténuer la crise d'eau qui sévit dans cette ville.
Un projet de 30 milliards de centimes pour la rénovation de tout le réseau AEP d'une grande partie de la ville ainsi que la construction de nouveaux châteaux d'eau sont également des solutions qui sont avancées pour mettre un terme à ce calvaire
Amor Zouikri / Le Quotidien d'Oran
Posté le 06.04.2008 par mico
Un dessin humoristique de Dilem paru dans Liberté avant un article plus sérieux
Intervenant sur les ondes de la radio régionale de Jijel pour répondre aux questions soulevées lors de l'émission «Forum» consacrée au recensement général de la population et de l'habitat, le secrétaire général de l'APC d'El-Milia a fait un tour d'horizon sur les préparatifs en cours pour réussir cette opération. L'invité de l'émission qui a lancé, dans le sillage des questions qui lui ont été posées, des appels aux citoyens pour qu'ils coopèrent avec les agents recenseurs afin de garantir un maximum de réussite à cette action, a, tout d'abord, indiqué que tous les moyens sont mis en oeuvre pour atteindre l'objectif visé à travers ce recensement.
L'intervenant a ainsi déclaré à l'adresse des auditeurs et des journalistes présents dans le studio que 123 agents recenseurs ont été retenus pour accomplir cette mission qui s'étalera sur 2 semaines à partir du 16 avril prochain. Ces agents sont à 90% des universitaires, a indiqué ce responsable qui a tenu à préciser que ces derniers vont bénéficier d'une formation qui va leur être dispensée par des encadreurs qualifiés qui ont eux-mêmes été initiés à cette mission à travers une formation qu'ils ont reçue à la wilaya. A l'issue de cette formation, l'agent recenseur devra être préparé psychologiquement pour mener à bien sa mission qui consiste à recueillir des informations générales sur les conditions de vie de chaque famille. Ces informations seront tenues secrètes, selon les explications du même intervenant qui a, dans le même contexte, manifesté son désir de voir le citoyen entièrement disposé à répondre aux questions de l'agent recenseur.
Les données recueillies seront, à la fin de l'opération, transmises à l'office national des statistiques. Elles serviront de base, aux autorités centrales, pour dresser la carte de développement de chaque région.
Ce développement tant escompté n'a d'ailleurs pas échappé à la discussion engagée dans le studio avec le secrétaire général de l'APC d'El-Milia qui a été amené à aborder le contexte de déchéance dans lequel s'est retrouvée cette commune depuis le dernier recensement effectué en 1998.
Ceci dit, ce responsable a été interpellé sur l'intérêt d'un tel recensement si des mesures efficaces ne sont pas engagées sur le terrain pour améliorer les conditions de vie du citoyen qui ne cessent, a-t-on déploré, de se détériorer.
L'exemple des ordures ménagères qui dévastent l'environnement d'une ville scandaleusement engloutie par sa poubelle, ou encore la tare du service de l'état civil qui n'arrive toujours pas à se débarrasser des files d'attente interminables qui se dressent à longueur d'année devant ses guichets, n'ont pas échappé aux remarques des journalistes qui ont soulevé avec insistance ces fléaux qui rangent la vie du citoyen dans cette ville. Celle-ci est encore livrée, selon les mêmes remarques, à une dégradation nette et effrénée de son cadre de vie, au moment où la vie du citoyen est plus que jamais empoisonnée par l'épineux problème de la distribution d'eau qui n'arrive toujours pas à être réglé.
Se voulant rassurant face à ces remarques pertinentes, faut-il l'admettre, l'invité de l'émission «Forum» a minimisé l'ampleur de ces problèmes arguant du fait que des efforts ont toujours été accomplis sur le terrain pour trouver une solution à ces problèmes.
Toutefois, et en dépit de ces remarques rassurantes, force est de constater que la réalité est toute autre, puisqu'une simple virée à travers le centre de la ville ou dans les quartiers périphériques permet de noter que cette ville est loin d'être tirée de l'état de décadence dans lequel elle a, irrémédiablement, glissé.
Amor Zouikri
Le Quotidien d'Oran
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